L’édition du logiciel, une industrie qui se cherche

ITR Manager publie (ici) un long article d’Emmanuel Olivier, vice-président d’Esker (site) éditeur de logiciels de distribution de documents, qui fait le point sur l’année 2006 et les perspectives 2007. Un vrai cri d’alarme pour un constat récurrent : une filière fragmentée à l’extrème, pas de leaders internationaux et un poids très insuffisant : le CA des 2 500 éditeurs recensés par E. Olivier n’atteint pas celui de SAP, et les 20 premiers mondiaux ne comptent aucun français.

Il identifie quelques pistes et bonnes pratiques, bonnes pour les éditeurs comme pour leurs clients :

  • se concentrer sur la valeur économique due à l’usage, plutôt que sur la supposée valeur technologique.
  • se renforcer en communication et marketing, et pas seulement en ingénierie.

C’est dire que le business model d’un éditeur repose sur la création de valeur chez le client.

  • le secteur public ou para-public a un rôle clé dans cette bataille, mais il suffit pas, d’autant que la sophistication informatique (et donc la productivité) de son administration est bien inférieure à nos voisins européens. Son rôle d’acheteur est primordial. Les éditeurs ont plus besoin de clients que de subventions !
  • les organisations professionnelles ont une place à prendre ; à mon avis, le Syntec, et Medinsoft, comme Medmultimed, l’ont compris, notamment en Provence.
  • l’internationalisation, même si elle est risquée, est un passage obligé pour atteindre une taille critique ; le seul marché français n’est pas suffisant.

Il conclue que les évolutions rapides et fortes des technologies déstabilisent les positions établies et créent des opportunités, particulièrement pour ceux qui savent relever les défis, qui sont créatifs et ambitieux.

Exactement ce qu’ambitionnent de faire les membres du pôle SCS (Solutions Communicantes Sécurisées), de Medinsoft ou de Paca Mobile Center.

Nous sommes d’accord. Reste à le faire.

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