Plénière du Forum des entrepreneurs de l’UPE13 à Marseille

A la tribune, Stephane Brousse, président du Medef marseillais, Nicolas Beytout comme animateur, Jean-Claude Mailly secrétaire général de FO (un habitué du Forum), Claude Allègre, en rupture comme souvent, Julie Coudry, présidente de la confédération étudiante, Véronique Morali, présidente de Chanel, et Jacques Voisin, président de la CFTC.

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Laurence Parisot n’est pas venue cette année (sans doute pour l’ouverture des négociations nationales sur le cotnrat de travail), et hommage est rendu à Thierry Debaille et à Evelyne Dentz, figures essentielles du Medef ici, qui ont fait le succès des 6 premières éditions de cette manifestation.

Julie Coudry réclame la reconnaissance et le respect dont la jeunesse a besoin pour vivre et pour être à la hauteur des espoirs des entreprises ; elle remarque d’ailleurs à quel point il y croissance de la création d’entreprise (ou du désir de création) chez les jeunes.

Claude Allègre décline l’idée de progrès, valorise la notion de prise de risque, et la capacité à chercher sans trouver à coup sûr. Il dit tout haut et tout fort : il faut arrêter avec le principe de précaution, à quoi N. Beytout répond que dans la toute nouvelle commission Attali, chargée d’identifier les verrous à la croissance et les moyens de les faire sauter, un membre a dit la même chose et a été applaudi par les 42 autres !

JC Mailly rappelle le trinôme Pain, Paix Liberté et sa valeur toujours actuelle, puisque tout un chacun cite Jaurès. Et c’est lui qui redit que la globalisation requiert des conditions. Et il distingue fortement le risque pris par le patron de pme et celui pris par le cadre dirigeant d’un grand groupe. Il aimerait qu’on ait enfin de vrais débats économiques dans le pays.

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La salle est bondée, bien au delà des 500 places officielles.
Claude Allègre lance une question difficile à JC Mailly sur la faiblesse de la confédération européenne syndicale, qui pourrait peser, si elle était forte, sur le rapport de force dans le jeu de la mondialisation et  vis à vis de Bruxelles ; JC Mailly est un tantinet embarrassé pour répondre sur les débats internes de ce syndicat.

Véronique Morali avoue que pour elle la vie c’est se battre en permanence, dans le stress et la responsabilité, et qu’elle est terrifiée par les usages actuels des technologies, qu’elle voit comme une fuite de la réalité. Vraie question, mais, je crois, mauvaise réponse. Il y a vraiment du chemin à faire pour intégrer les usages des technologies dans la pensée des entrepreneurs, pas pour qu’ils les consomment, mais pour qu’ils s’en servent, pragmatiquement, parce qu’elles existent et que le monde autour d’eux s’en sert, avec beaucoup moins de réticences.

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