Libertis réussit son premier salon de l’open-source à Marseille

Après quelques années un peu en demi-teinte, le secteur des manifestations dédiées à l’informatique reprend du poil de la bête ; la réussite de la première édition (on peut supposer qu’il y en aura une autre l’année prochaine) du SPLLOS, sigle comme seuls les tenants du “libre” peuvent en imaginer.
Conférences simultanées, stands, hôtesses en T-shirts siglés, rien ne manquait, pas même le petit sac tissu pour les docs, et l’annexion amicale du nouvel espace de l’Echangeur.

Une conférence
Une des conférences du matin

Ce qui n’a pas empêché les membres de Libertis de s’impliquer fortement.

Jean-Luc Borie
Ici Jean Luc Borie de Tetralogyx filmant une conférence avant son intervention dans cette même conférence

Nombre de stands étaient occupés par des entreprises également adhérentes de Medinsoft, plus généraliste que Libertis, l’organisateur.
Evolix
Le stand d’Evolix

Omniciel
Le stand d’Omniciel

G2C Conseil
Le stand de G2C Conseil

Pas de manque donc, si ce n’est la climatisation du CMCI plutôt défaillante, rien de trop, même Nespresso offrait le café, et l’ambiance studieuse donnait bien dans le ton des manifestations pro. Le côté échevelé et décalé de quelques geeks ne troublait pas le business. Cette année la Tunisie était invité d’honneur ; une concession au nearshore méditerranéen ? C’est en tout cas certainement une clé pour obtenir des financements des collectivités territoriales provençales.

Reste que l’échec du projet de labellisation comme pôle de compétitivité, en commun avec leur alter-ego parisien, porte un coup dur aux ambitions de Libertis, qui doit se faire une place entre Medinsoft, Marseille Innovation et sa pépinière open-source co-brandée avec Cap Gemini, le Syntec informatique, et le pôle SCS. Ce succès devrait les aider.
Mais comment créer une communauté multicéphale dans le logiciel en Provence, sans se parasiter et se dévorer soi-même ?

4 Responses to “Libertis réussit son premier salon de l’open-source à Marseille”

  1. Jeannerot dit:

    Tout d’abord je tiens à féliciter l’équipe des organisateurs de Libertis pour avoir réussi un événement de qualité avec ce premier salon SPLLOS.
    Sans diminuer la qualité des photos exposants je souhaite juste rétablir que les membres de MedInSoft ne constituaient qu’une minorité sur l’ensemble des participants.
    La conférence “Logiciels libres et propriétaires: une certaine complémentarité” a permis au représentant de Syntec Informatique d’exposer sa position sur l’open source qui est publiée dans un livre blanc disponible en téléchargement sur le site: http://www.syntec-informatique.fr/import/ThemaTIC_n9OpenSource.pdf.

    Il ne s’agit pas d’opposer les approches logiciels propriétaires et logiciels libres mais bien de considérer que le marché existe pour les deux approches voir même des solutions mixes pour répondre aux attentes des utilisateurs.

    La mutiplicité des acteurs ne peut que dynamiser le marché et favoriser l’émergence de projets innovants. Libertis trouvera donc naturellement son chemin sur un marché qui connait plus de 20% de croissance annuelle.

    En multipliant les opportunités de rencontre avec les utilisateurs porteurs de projets, les professionnels de l’informatique démontrent bien aux entreprises régionales que le savoir faire est là en région.

    Et merci aux réseaux de le faire savoir !

  2. Michel Lecour dit:

    La question centrale est effectivement celle-là : la mixité. Ou la convergence.
    Finalement peu d’entreprises décident de l’open-source ou du propriétaire sur l’énoncé d’un principe, mais plutôt sur des comparatifs de fonctionnalités, de coûts de déploiement, de coûts de formation et de confiance (toujours supposée, celle-là).
    Et va le dynamisme du marché, qui, nous sommes d’accord, enrichit tout le monde en s’élargissant.

  3. Jean-Marie Micallef dit:

    En complément du commentaire d’André Jeannerot, je souhaiterais apporter quelques précisions.

    La seule raison d’avoir proposé à la Tunisie d’être invité d’honneur tient au fait qu’il s’agit d’un des rares pays à avoir institué un Secrétariat d’état aux Logiciels Libres, reconnaissant ainsi l’importance de ce modèle dans le développement économique, il s’agissait bien plus d’un témoignage de respect et de reconnaissance que d’un calcul.

    Concernant les “geeks”, nous avons un profond respect pour ces techniciens brillants, qui contribuent fortement au développement des solutions Open Source avec une qualité extraordinaire. Ne nous arrêtons pas à l’apparence. Ils ne troublent pas le business, ils en sont la base.

    Parler d’échec de la labellisation du pôle de compétitivité est un peu rapide. Le travail remarquable réalisé par Ouverture Paris Région a permis de reconnaître que le Logiciel Libre a un intérêt particulier, comme l’ont été 2 autres candidatures, pour l’adosser à un autre pôle. Il s’agit d’un échec relatif puisqu’il a abouti à une reconnaissance institutionnelle.

    Quant à la place de Libertis, je comprends assez mal le mélange de structures aussi différentes que des associations du logiciel, Marseille Innovation et la pépinière Open source en collaboration avec Capgemini le pôle SCS et le Syntec. Avant l’existence d’associations comme Medinsoft, Medmultimed ou Libertis, Christian Rey et ses équipes de Marseille Innovation ont toujours œuvré dans un seul but, favoriser l’émergence de porteurs de projets innovants, ou le secteur du logiciel ne représente qu’une partie. Il faut reconnaître le mérite d’avoir su mobiliser un acteur comme Capgemini, et très tôt puisque la pépinière à 2 ans, afin de favoriser l’éclosion des porteurs de projets en Logiciels Libres, d’héberger l’association Libertis, d’avoir soutenu et aidé dans l’organisation du SPLLOS, d’avoir initié avec Imind le projet de structuration de la filière et de signer une convention (sous peu) avec Libertis renforçant la coopération. Mais il héberge aussi Medinsoft, le CIP, il a favorisé la création d’un club de Business Angels et plus généralement Marseille Innovation a toujours cherché à rassembler et non a diviser.
    La place de Libertis est naturelle, les adhérents de plusieurs associations sont la preuve qu’il existe des diversités qui nous rassemblent et cette place dont vous semblez chercher la justification n’est aujourd’hui plus qu’un vieux débat que Medinsoft et Libertis ont posé et résolu ensemble pour poursuivre un seul objectif: montrer la richesse de notre région dans les TIC, favoriser l’emploi et la formation et démontrer aux entreprises régionales l’extraordinaire vitalité de notre secteur.

  4. Michel Lecour dit:

    Rien de tels qu’une bonne grippe pour éviter de réagir à chaud. Après presque 10 jours d’interruption professionnelle, il n’est pas inutile de revenir sur ces échanges.

    Mais diable que le commentaire de JM Micaleff révèle une lecture épidermique de ce blog. Mais peut importe, l’essentiel est de débattre, et rien ne vaut le débat quand on n’est pas d’accord “à priori”, sinon, à quoi bon.

    Premièrement, la multi-adhésion à diverses structures n’oblige pas à ne s’exprimer que sur le plus petit dénominateur commun ; autrement dit, lorsque je m’exprime en tant que personne, je le fais notamment ici, sur le Blog de l’Arche, et il ne vient à l’idée de personne que j’y exprime le point de vue d’une des associations auxquelles je collabore. Pour parler au nom où sous l’autorité de Medinsoft, je m’exprime sur son site, ou sous sa signature, voire sous celle de la Cité du Logiciel.
    Pour parler au nom du Club Provence Communication, idem ; et idem pour Les Voies du Chant. Et quand je parle au nom de mon entreprise, c’est sur Ubik Lab que ça se passe, et pas ailleurs.

    Deuxièmement, émettre un avis, même partial, n’implique pas que cet avis résume la totalité du sujet. C’est souvent simplement un appel au débat, et le nearshore est bien un sujet de débat, nonobstant l’ouverture d’un ministère de l’open-source.

    Troisièmement, j’aimerais parler de succès de la labellisation en pôle de compétitivité de Libertis, quand ce sera fait ; pour le moment, les espérances n’ont pas été les réussites telles qu’elles étaient attendues ; qui pourrait dire le contraire ? Donc va pour le relatif échec. Ce qui est dommage.

    Quatrièmement, je crois que Christian Rey doit être content d’être défendu dans sa stratégie ; c’est mon cas aussi. Je dis à l’envi qu’il fait du bon boulot, même si parfois je peux juger (et peut-être me tromper ?) sa logique de structure divergente des besoins des entreprises.

    En bref, je ne parle ni en traitre ni en partisan, je n’ai pas de parti, car je n’ai pas d’autre engagement que celui de mes convictions, et je m’autorise à en changer pour autant qu’on me convainque. C’est à cela que sert le débat, non ?
    Poursuivons-le donc.

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